Samedi 28 juillet 2007




Gray, Haute-Saône
14 juillet 2007

"Des roses de cristal
Crissent et s'amollissent.
Mon amour sans rival
Murmure des délices.
(...)
Sans rien chercher, je trouve, Au détour d'un instant, Une euphorie de louve, Un amour de Satan. (...)

Après de sombres heures, Plus doux sont ces moments Où l'on crie de bonheur Comme un petit enfant. Encore les baisers, Vie secrète et changeante, Je saurai te donner Mon âme si méchante. Ah, que la vie est belle. Soudain, elle éblouit, Comme un battement d'ailes D'oiseau de paradis. Ah, que la vie est belle, Quelquefois pour un rien, La divine immortelle Dans le mal et le bien."
(Brigitte Fontaine, Ah que la vie est belle)
Mardi 24 juillet 2007




Baignes, Haute-Saône

Juillet 2007



"On ne sait pas ce qu'on attend.
Ce serait tellement simple de voir la vie en noir, en rose.
Mais les jours ne se suivent pas, ne se ressemblent pas.
Combien de temps perdu ? Aucun.
Combien de certitudes ? Pas.
Comment sort-on de sa coquille ? Fragile."


(Philippe Delerm et Martine Delerm, Fragiles)

Dimanche 22 juillet 2007




Les jours d’orage, c’est comme un mirage. 

Ca se passe à Lyon, ville de mes orages étudiants. Ca se passe comme un voyage virtuel qui éclate en mille morceaux. Ca se passe comme une rencontre improbable. Il y a la lumière qui change, l’électricité qui se propage, les frissons qui s’installent. 
Il y a la première approche, qui décide de tout : elle rassure, elle encourage. Pas besoin de chichis, je suis moi, je suis bien, déjà. Il y a le profil de la cathédrale. Il y a le repli soudain à l’abri d’une toile, faible protection contre cette pluie chaude qui nous bat les jambes. Le temps s’arrête. Les éclairs ponctuent nos phrases. Les parapluies courent au dessus des tongues et des minijupes. Dessert, café, la pluie tambourine toujours. Un verre brisé, une glissade au fond de la traboule. St-Jean. Hors du monde. Une parenthèse. Le besoin de dire le vrai. Pourquoi se cacher devant tant de sensibilité ? Le bonheur qui coule, qui s’évapore, qui reste posé là. Un regard. Le monde comme une abstraction. Dire qu’en parallèle, la vie continue de tourner pour des milliards d’individus. Je m’en fous, au milieu, il y a nous.


Là, franchement, je me ficherais volontiers une bonne baffe, vous savez, de celles qui estourbillent tant qu’au final on ne sait plus où on habite. Parce que là, les mots, ils sont en grève. Ils ne cristallisent rien de ce que je voudrais exprimer. Ils m'emmernuient, les mots.


Mais me ficher une baffe, je peux même pas. J’ai promis. Quoi qu’après réflexion, je me dis que les conditions de la promesse étaient faussées. Forcément, j’étais déconcentrée, largement.



Je glisse dans mes sandales. 

Une volée de marches d’escalier attrapée pendant un instant d’accalmie. En haut, une bulle. Le thé refroidit, j’ai besoin d’un éventail. Vite. Que quelqu’un m’explique comment de telles personnes peuvent exister. Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite.

Vous, là, existez-vous vraiment ?


Les jours d’orage, il y a des êtres qui s’offrent, dans toute leur tendresse et en toute sincérité. Les jours d’orage, je ne comprends plus rien. Abandon. Il pleut ? On ne m’avait rien dit. Mais oui, maintenant, je l’entends, la pluie. L’eau forte des secrets. Vous m’excuserez, le son est brouillé, il y a là une voix qui murmure, des mots qui s’enchaînent, qui se faufilent dans le brouillard de ma tête. Des doigts qui courent, une envie de se laisser tomber en arrière, un barrage qui retient tout, on ne sait quoi d’ailleurs, bataille interne, quelqu’un peut me dire comment je m’appelle s’il vous plaît ? Que les larmes coulent pour cacher ma médiocrité, que les larmes coulent pour exprimer ce que je ne puis prononcer. L’eau calme d’une douleur qui se liquéfie doucement.


Les jours d’orage, on se retrouve paumée voie 23 à Perrache avec le souvenir d’une douce illusion. On erre dans les rues, on reprend contact avec la réalité.


Les gens que je croise me dévisagent, me sourient.

Tous, sans exception.


Je m’arrête un instant pour vérifier, dans le reflet d’une vitrine, que je n’ai pas une pustule violette sur le museau. Non.


A croire que le magicien, depuis son train, vient de me prouver la justesse des paroles qu’il me ronronnait au creux de l’oreille quelques instants auparavant. Quand ? Il y a déjà un millénaire... Aimez la vie, on vous aimera.


De sourire en sourire, d’inconnus en inconnus, j’atteins le Pont de la Guille.


Le vent dans mes cheveux trempés. Ultime caresse.


Un café.

Le téléphone sonne. Il est temps de se recomposer.


Les jours d’orage, il n’y a pas que la pluie qui tombe du ciel. Il y a les chats, aussi.

Mercredi 11 juillet 2007




Agde, Juin 2007




C'est vrai, quoi, un peu plus et je confondais avec un crocrodile.

Mardi 19 juin 2007

 


Foncer, verbe intransitif :
1. Devenir plus foncé. 
2. Se précipiter sur. 
3. Se déplacer très vite.


Et aussi, selon agrojob.com :

Foncer : garnir un cercle à tarte d'une abaisse de pâte régulière.


Instants croisés


Maripositas : des instants croisés, comme autant de battements d'ailes. 

Les ailes de ces petits papillons, aussi fragiles et éphémères que ces instants de chance.
Photos volées au temps. Celles qui restent.

Aucune technique photographique.
Juste des hasards, juste des rencontres ; juste l'instinct qui me souffle, au creux de l'oreille :
vise, cadre, vite, et appuie.

Nota bene

 

Certaines photos de ce blog sont scannées, elles peuvent donc paraître un peu floues.


Merci !
Un très grand merci à S. Parpand qui a réalisé la bannière de ce blog.


Info :
Les photos présentées sur ce site ne sont pas libres de droits. Merci de ne pas les utiliser.


Me contacter :
Morena

 

        
    

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