
Rome, Piazza del Popolo
Février 2008
Una domenica mattina : sedersi ed osservare.

Rome, Février 2008
"Des millions d'yeux se lèvent sur des fenêtres, des ponts, des câpriers comme s'ils parcouraient une page blanche. Nombreuses sont les villes comme Phyllide qui se
soustraient aux regards, sauf quand tu les prends par surprise."
(Italo Calvino, Les villes invisibles)
Bon. Je tourne le dos 5 minutes, et Marie-Laetitia me tague.
Taguer, définition : se plier à la bonne volonté du lecteur qui fait tourner une chaîne sur la longue route des blogs de France, de Navarre
et d’ailleurs, et écrire un article correspondant au bon vouloir dudit lecteur.
Le jeu du jour : dévoiler cinq choses insignifiantes sur soi. C'est parti :

5. Et enfin, aujourd’hui, 10 mars, c’est mon anniversaire
Voui, comme je vous le dis, c’est vraiment pas une blague.
Alors si vous voulez me faire plaisir, et si ça vous tente, vous pouvez aller voter pour moi sur le site du festival de Romans, en cliquant sur le logo rose qui clignote dans la colonne de
droite.
Merci…

Cadaques, Catalogne
Espagne, mars 2008
Il faudrait vraiment que j'apprenne à baisser la garde de temps en temps,
et à déposer les armes.
Pas si évident.

Rome, Février 2008
"Pour connaître une ville, pensa-t-elle, il faut d'abord la vider. Sinon, elle se confond sur la rétine avec son métabolisme, elle se dissout dans une incessante
succession de voitures et de visages, de persiennes qui s'ouvrent ou se ferment et d'autobus au ventre bondé, de tout ce à quoi on l'identifie à tort mais dont elle reste la dépositaire résignée.
Pour comprendre une ville, comme pour sonder une amitié, conclut-elle, il faut garder le silence : nous avons parfois l'impression de ne vraiment connaître quelqu'un que lorsque nous le savons
absent."
(Luis Manuel Ruiz, La ville de l'ange)

Rome, Février 2008
"Invisible et libre ! Invisible et libre ! ... (...) elle avait constaté dès le début que, de toute évidence, personne ne la voyait voler. Personne, en effet,
n'avait levé la tête, ni n'avait crié : "Regarde, regarde !" - personne ne s'était jeté de côté, n'avait glapi ni n'était tombé en syncope, - personne n'avait éclaté d'un rire dément.
Marguerite volait sans bruit, lentement. (...)"
(Mikhaïl Boulgakov, Le Maître et Marguerite)

Rome, Piazza Navona
Février 2008
"- Pourquoi ça n'a pas marché ? Elle ne vous aimait pas?
- Ca n'a pas marché parce que je ne l'ai jamais rencontrée. Je l'avais bien en tête, je la voyais tous les jours dans ma tête pendant trente ans, mais ça ne s'est pas trouvé. On ne s'est pas
rencontrés. L'imagination vous joue parfois de vrais tours de cochon. C'est vrai pour les femmes, pour les idées et pour les pays. Tu aimes une idée, elle te semble la plus belle de toutes, et
puis quand elle se matérialise, elle ne se ressemble plus du tout ou même devient carrément de la merde. Ou encore, tu aimes tellement ton pays qu'à la fin tu ne peux plus le souffrir, parce que
ce n'est jamais le bon.
Il rigola.
- Et alors, on fait de sa vie, de ses idées et de ses rêves... des cerfs-volants."
(Romain Gary, Les cerfs-volants)

Rome, Février 2008
C'est parti pour la balade touristique : première étape, la Fontaine de Trevi.
Conseil pratique : si vous voulez observer ladite fontaine de face,
tournez la tête à 90°, évacuez délicatement le japonais à casquette qui gesticule dans votre champ de vision, et faites le poirier sur le doigt gauche, merci.
