
Loutros, Crète
Août 2006
"[...] le pire de tous les murs est une porte dont on n'a pas la clé [...]".
(José Saramago, L'autre comme moi)

Erquy, Bretagne
14 juillet 2006
" Que l’humanité puisse jamais se passer de Paradis artificiel, cela semble fort peu probable. La plupart des hommes et des femmes mènent une vie si douloureuse dans le cas le plus défavorable, si monotone, pauvre et bornée dans le meilleur, que le besoin de s’évader, le désir de se transcender eux-mêmes, ne fût-ce que pour quelques instants, est et a toujours été l’un des principaux appétits de l’âme. L’art et la religion, les carnavals et les saturnales, la danse et l’audition des prouesses oratoires – tout cela a servi, pour employer la formule de H.G. Wells, de Portes dans le mur. "
(Aldous Huxley, Les portes de la perception)

Londres
Mars 2006
J'en conviens, cette photo fait cliché, carte postale...
Mais c'est la seule que j'ai eu le temps de prendre. Juste une journée marathon. Et puis il faut dire que c'était la première fois que je mettais les pieds dans la capitale anglaise, alors j'ai bien le droit d'être émerveillée, non ?

Rennes, avril 2006
Rénovation du Théâtre National de Bretagne...
Un ouvrier regarde passer la manif anti-CPE.

Gorges de Samaria, Crète
Août 2006
"C'est une chose bien étrange que les pensées. Elles ne sont souvent rien de plus que des accidents qui disparaissent sans laisser de traces, elles ont leurs temps morts et leurs saisons florissantes. On peut faire une découverte géniale et la voir néanmoins se faner lentement dans vos mains, telle une fleur. La forme en demeure, mais elle n'a plus ni couleur, ni parfum. C'est-à-dire que l'on a beau s'en souvenir mot pour mot, que sa valeur logique peut bien être intacte, elle ne rôde plus qu'à la surface de notre être, au hasard, et sans nous enrichir. Jusqu'à ce que revienne soudain - quelques années plus tard peut-être - un moment où nous prenons conscience que dans l'intervalle, même si notre logique a paru en tenir compte, nous avons complètement négligé sa présence."
(Robert Musil, Les désarrois de l'élève Törless)

Bordeaux, Janvier 2006
Souvenir d'un samedi de janvier glacial et parfait.
Always look on the bright side of life...

La Canée, Crète
Août 2006
Une toute petite ruelle étroite, à peine la place de s'y faufiler à deux ou trois. Une ruelle un peu sombre mais grouillante de vie, où les papys dégustent un café grec en commentant les événements récents, dès les premières heures de la matinée. Au fond, à l'angle, une boutique minuscule, juste un espace réduit entre le mur du fond et la porte d'entrée. A l'intérieur, un petit cordonnier s'active, concentré.
"C'était un cordonnier, sans rien d'particulier
Dans un village dont le nom m'a échappé
Qui faisait des souliers si jolis, si légers
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter
Il y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
Et loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de lui
Il changeait la vie"
(J.J. Goldman, Il changeait la vie)

Binas, Loir-et-Cher
Juin 2006
Détail de la façade de la coopérative agricole.

Plaka, Crète
Août 2006
En attendant le bateau pour l'île des lépreux de Spinalonga.
N'en déplaise à Pablo Neruda, ces filets-là n'avaient rien de triste...
