Zanzibar Town, Tanzanie
Septembre 2007
Un contre-jour et un noir et blanc.
Tout petit, problème d'interface oblige.
Juste une dédicace.
Pour que chacun y lise ce qu'il y souhaite. Voyage, rêve, mots en vrac. Instant. Croisé.
Juste pour vous remercier, chacun d'entre vous, qui venez ici, laissez un message, ou pas, vous les fidèles, vous les nouveaux, vous à qui je n'ai pas le temps de répondre individuellement ici,
mais vous que je lis, vous dont chaque trace me touche, surtout en ce moment, vous que je viens voir tout de même, vous qui.
Vous qui faites vivre ce blog.
Ce.
Blog.
Ce ?
Décembre 2007
"Quand nous avions passé le porche, les rues sommeillaient encore dans la brume et la rosée nocturne. Les réverbères des Ramblas dessinaient en tremblotant une avenue noyée de buée, le temps que
la ville s’éveille et quitte son masque d’aquarelle.
En arrivant dans la rue Arco del Teatro, nous nous aventurâmes dans la direction du Raval, sous l’arcade qui précédait une voûte de brouillard bleu. Je suivis mon père sur ce chemin étroit, plus
cicatrice que rue, jusqu’à ce que le rayonnement des Ramblas disparaisse derrière nous. La clarté du petit jour s’infiltrait entre les balcons et les corniches en touches délicates de lumière
oblique, sans parvenir jusqu’au sol.
Mon père s’arrêta devant un portail en bois sculpté, noirci par le temps et l’humidité. Devant nous se dressait ce qui me parut être le squelette abandonné d’un hôtel particulier, ou d’un musée
d’échos et d’ombres.
- Daniel, ce que tu vas voir aujourd’hui, tu ne dois en parler à personne."
(Carlos Ruiz Zafon, L’ombre du vent)

Amsterdam
Janvier 2007
Si può fare, si può fare
si può prendere o lasciare
si può fare, si può fare
partire, ritornare.*
* Angelo Branduardi, Si può fare

Madrid
Décembre 2007

Rastro, Madrid
Décembre 2007

Paris, 11 décembre 2007
Lieu du crime : devant le Musée d'Orsay.
Contexte : froid, pluie qui commence à dégouliner sur le coin des ch'veux, pas envie d'aller à cette fichue réunion qui me stresse parce que figurez-vous que j'étais pas au
courant que... et puis on attendait de moi que... et puis bon, ça vous quiquine donc je n'insiste pas.
Heure : 13h14
Thérapie surprise : l'heure de la réunion approche, j'm'ennuie, je décide de dégainer. J'ai à peine le temps de mettre mon appareil en route que baaam, téléphone. Je
décroche en zoomant.
- T'es où ?
- Devant le Musée d'Orsay.
Pendant ce temps, j'essaie désespérément de cadrer, d'une main, le téléphone scotché à l'oreille, les yeux plissés par la pluie.
- Et toi, t'es où ?
- Devant le Musée d'Orsay.
Silence.
Du coin de l'oeil (l'autre, pas celui qui cadre, bon sang, vous suivez ou bien ?), je vois une silhouette s'approcher. Un long manteau qui vole. J'appuie sur le déclencheur, baisse l'appareil,
fais claper mon téléphone portable, tente d'effectuer un quart de tour, et me prends cette silhouette en pleine figure.
Je l'enveloppe. L'embarque. Nous n'avons que 20 minutes.
Mon rayon de soleil de la journée.
Mikocheni, Dar Es Salaam
Tanzanie, septembre 2007

Quartier du Rastro, Madrid
Décembre 2007
Les p'tits malins. Ils en ont même fait un t-shirt !
Royauté ibérique, ses paradoxes, son régionalisme et son attachement à Juan Carlos
versus "démocratie" à la Chavez.
Je ramasse les copies dans quatre heures. Zou.
