Bon, cet auteur, je le vois samedi. Voui messieurs-dames, comme je vous le dis. C’est-à-dire qu’à Toulouse en ce moment (quand je vous dis que cette ville me colle à la peau), il y a une manifestation qui s’intitule " Le Marathon des mots ".
Au début du bouquin, complètement déjanté soit dit en passant, il y a un glossaire. Histoire que l’on comprenne bien de quoi on parle.
Journée noire aujourd'hui. Une de ces journées où l’on sait, où l’on sent que rien ne pourra enrayer ce sentiment d’impuissance.
Un coup de flip ce matin. Une collègue, après la pause déjeuner : tu es toute blanche.
Y’a des nœuds, comme ça, qui se nichent au fond du ventre et qui grimpent et qui pompent ton énergie.
Alors tu te bats pour faire illusion, encore et toujours. C'est presque convaincant.
Et puis en rentrant, tu traverses, à 22 heures, la Place du Capitole qu'illuminent les dernières lueurs du jour, et soudain une bouffée de bien-être te fait
frémir. Tu t'arrêtes un instant, surprise, et tu tournes sur toi-même pour observer, sentir l'air doux. Et rose.
Tu lèves la tête, fermes les yeux. Tu inspires à fond. Ca tourne.
Et lorsque tu reprends ta marche, tu réalises que tu souris.
Prendre un virage. S’y lancer avec toute la fougue et toute la force dont on dispose. En dépit de la fatigue, accrocher le bonheur, du bout des ongles, puis s’y plonger enfin éperdument. Y croire. S’en convaincre. S’en convaincre. S’en convaincre encore. Courir sans cesse partout, tout le temps, poser un voile d’émerveillement sur chaque chose, et surtout éviter de prendre le temps de se poser. S’arrêter un instant pour observer, ce serait déjà jeter un doute. Surtout pas.
Ce qu’il y a de bien dans ce type d’aventure, c’est qu’on est prêt à croire n’importe quoi. Par exemple, que l’on peut changer, soi. Que la transformation imprègne notre être de telle façon qu’on ne peut que devenir meilleur. Le pire, on l’a laissé derrière soi, évidemment n’est-ce pas bien sûr. Ah ! Nouveaux lieux, nouvelle personne : celle qu’on aimerait être. Ce sera facile.
Et puis un jour, on revient un peu sur ses pas. Un peu. Pas longtemps. Juste le temps de se dire, même pas mal, j’ai bien fait de déserter, je ne reconnais même pas le chemin. Et puis, et puis. On se surprend un soir à se demander si le lieu importe tant. On se surprend un soir à se retrouver soi-même, face à ces éternels défauts, ces traits que l’on pensait avoir rendus avec la paire de clés du dernier appartement. Je vous laisse l’Ajax, hein, et puis un petit carton plein de tout ce que je déteste en moi, sous l’évier. C’est que les poubelles ne passeront pas avant demain, vous comprenez.
Mais non. Ils étaient tapis là, bien au chaud, tous ces petits hérissons, ces boules de réactions qui piquent et qui font mal. Aux autres. Mal aux autres. Agresser au lieu d’aller piquer un sprint pour évacuer, ben tiens, c’est tellement plus facile. Dans les dents, tu l’as cherché. Ou pas. Admettons. Attraper un regard dans lequel la peine que l’on vient de causer côtoie l’incompréhension. Prendre le livre qu’on vous tend, et cacher vos larmes en faisant semblant de le feuilleter. Ravaler le tout pour mieux exploser encore, juste après. C’est ridicule. Pour rompre le sort, il faut finalement que, soudain, une autre vous prenne de force dans ses bras. Voilà. Libération. C’était si simple que ça ? Non, il fallait juste que cela vienne de quelqu’un d’autre et qu’on ne vous laisse pas le choix.
Car au fond, c’est peut-être ça, qui manque. Qu’un jour quelqu’un vous invite à basculer dans ses propres choix, et que vous vous éloigniez enfin des vôtres.
Quand le calme se réinstalle, on a envie de demander pardon. A ces autres qui comprennent tout et à qui l’on refuse tout. Le hérisson se met en boule et continue discrètement d’appuyer de temps en temps, là, au creux du corps. Pic. Pic. Pic. L’ignorer. Penser à la route, au fameux virage. Et si, et si… ?
Cuidate bien. Bien sûr. Merci. Pas de problème. De toute façon, je n’ai que ça à faire, non ? Personne d’autre à cuidar. A force de me regarder le nombril, je ne sais plus si les autres en ont un. Ils n’en ont pas l’air en tous cas. Comment font-ils ? Je vais vous avouer un secret : je suis entourée d’extraterrestres.
Le virage est pris depuis un petit moment déjà. La ligne droite s’ouvre, là, juste devant. C’est bien ça qui est flippant. Est-ce que c’était bien la bonne direction ? Pas le choix ; la voie est à sens unique.
Vous avez demandé le bonheur ? En voici les clés. On ne vous a pas dit ? Le mode d’emploi est en biélorusse oriental.
Souhaitez-moi bon courage, demain je rencontre une blogueuse.
Elle me semble un peu fêlée de la coucourde.
J'ai limite les j'tons.
Et en plus, il pleut.
Changement de décade ce week-end.
M'en vais faire mon Bénabar au bord de la mer pour fêter ça.
Soyez sages.
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"A 5 dans la cuisine |
Voilà c'est fait j'les ai soufflées Bénabar |
Et pour la photo, vous repasserez, je peux pas tout faire. ![]()
