Jeudi 14 juin 2007
Vous connaissez Luis Sepulveda ? Auetru chilien, qui vit aujourd’hui en Asturies (Espagne). Je vous passe sa bibliographie, je ne vais pas vous mâcher le boulot, non plus (ou autrement dit, j’ai la flemme).

Bon, cet auteur, je le vois samedi. Voui messieurs-dames, comme je vous le dis. C’est-à-dire qu’à Toulouse en ce moment (quand je vous dis que cette ville me colle à la peau), il y a une manifestation qui s’intitule " Le Marathon des mots ".

Bon. Sepulveda y sera, donc, au milieu de tellement d’autres. 

Pour l’occasion, j’ai ressorti ce soir quelques uns de ses bouquins (qui sont déjà dédicacés à mon nom - "Con mi afecto", même, qu’il écrit, le gentil monsieur, et PAF dans vos dents), dont Les pires Contes des frères Grim. 


Au début du bouquin, complètement déjanté soit dit en passant, il y a un glossaire. Histoire que l’on comprenne bien de quoi on parle.

Ci-dessous quelques extraits dudit glossaire, par José Sarajevo.
Personnellement, j’en ai pleuré de rire.

"BALEINES EN CHALEUR : Cétacés dotés d’un comportement occasionnellement lascif dû à l’ingestion de vieux numéros de Play Boy jetés dans l’océan Pacifique depuis les bateaux de croisière.

CHINGUE ou MOUFETTE : Petit animal espiègle, sympathique à première vue, malheureusement doté par la nature d’un mauvais système de communication : dès qu’il a décidé que quelqu’un lui plaît, il l’arrose copieusement de jets d’urine dont la pestilence dure plusieurs jours. Cette attitude ne lui permet pas de créer de grandes synergies. Dans certains pays d’Amérique du Nord, on l’appelle Skunk, énorme stupidité puisqu’on voit au premier coup d’œil qu’il s’agit d’une moufette.

FELIX LE CHAT : Personnage de la mythologie latino-américaine qui, tel le Phénix, renaît de ses cendres. Les Européens critiquent cette aptitude et y voient une marque de dédain ou d’incompréhension. De la même façon, quand un Latino-Américain parle de la fameuse " épée de Périclès ", ils le reprennent aussitôt en lui disant que l’épée appartenait à Damoclès sans penser qu’en ce temps-là tout le monde était armé.

CARLOS GARDEL : Le plus célèbre chanteur de tangos du monde. Il est né à Tacuarembo, en Uruguay, même si Jorge Luis Borges, dépité et méprisant, a dit un jour qu’il était né en France, à Toulouse, et était en réalité amateur de boléros. Si, comme dit l’Evangile, Dieu a fait l’homme à son image, Carlitos Gardel est d’origine divine.
 
MACHIN : Mot péjoratif utilisé dans certaines parties d’Amérique du Sud pour parler d’un individu totalement inutile. En voyant passer dans la rue un ancien président, on dit par exemple : " Tiens, voilà machin… "

MILICO : Terme populaire employé dans le sud de l’Amérique pour désigner indistinctement et de façon péjorative les policiers et les militaires, particulièrement les officiers supérieurs qui ont joué un rôle de premier plan dans les dictatures entre 1960 et 1980. Ils sont considérés par beaucoup d’anthropologues comme une sorte de maillon manquant dans l’évolution entre l’amphibie et le singe et sont très appréciés par les Indiens Sansécrit du sud du Brésil quand ils les prennent en otage et les échangent contre des babioles au marché du village. D’après ceux qui ont pu les voir de près, ils manquent totalement d’imagination, sont tous habillés de la même manière, marchent du même pas, sont furieusement catholiques. Dans un monde naturel dialectiquement lié à l’éternelle dépendance qui donne lieu à la vie, ils ne servent absolument à rien, confirmant ainsi que l’exception confirme la règle.


D’autres extraits plus tard, si vous avez aimé et si vous êtes sages… 
Edit : et je commence à en avoir ras ma claque, de cette mise en page qui ne veut ni aligner mon texte, ni prendre en compte les sauts de lignes, ni rien. Je vais finir par fondre une durite.
Mardi 5 juin 2007

Journée noire aujourd'hui. Une de ces journées où l’on sait, où l’on sent que rien ne pourra enrayer ce sentiment d’impuissance.
Un coup de flip ce matin. Une collègue, après la pause déjeuner : tu es toute blanche.
Y’a des nœuds, comme ça, qui se nichent au fond du ventre et qui grimpent et qui pompent ton énergie.

Alors tu te bats pour faire illusion, encore et toujours. C'est presque convaincant.

Et puis en rentrant, tu traverses, à 22 heures, la Place du Capitole qu'illuminent les dernières lueurs du jour, et soudain une bouffée de bien-être te fait frémir. Tu t'arrêtes un instant, surprise, et tu tournes sur toi-même pour observer, sentir l'air doux. Et rose.

Tu lèves la tête, fermes les yeux. Tu inspires à fond. Ca tourne. 
Et lorsque tu reprends ta marche, tu réalises que tu souris. 

Dimanche 20 mai 2007

Prendre un virage. S’y lancer avec toute la fougue et toute la force dont on dispose. En dépit de la fatigue, accrocher le bonheur, du bout des ongles, puis s’y plonger enfin éperdument. Y croire. S’en convaincre. S’en convaincre. S’en convaincre encore. Courir sans cesse partout, tout le temps, poser un voile d’émerveillement sur chaque chose, et surtout éviter de prendre le temps de se poser. S’arrêter un instant pour observer, ce serait déjà jeter un doute. Surtout pas. 

 

Ce qu’il y a de bien dans ce type d’aventure, c’est qu’on est prêt à croire n’importe quoi. Par exemple, que l’on peut changer, soi. Que la transformation imprègne notre être de telle façon qu’on ne peut que devenir meilleur. Le pire, on l’a laissé derrière soi, évidemment n’est-ce pas bien sûr. Ah ! Nouveaux lieux, nouvelle personne : celle qu’on aimerait être. Ce sera facile.

 

Et puis un jour, on revient un peu sur ses pas. Un peu. Pas longtemps. Juste le temps de se dire, même pas mal, j’ai bien fait de déserter, je ne reconnais même pas le chemin. Et puis, et puis. On se surprend un soir à se demander si le lieu importe tant. On se surprend un soir à se retrouver soi-même, face à ces éternels défauts, ces traits que l’on pensait avoir rendus avec la paire de clés du dernier appartement. Je vous laisse l’Ajax, hein, et puis un petit carton plein de tout ce que je déteste en moi, sous l’évier. C’est que les poubelles ne passeront pas avant demain, vous comprenez.

 

Mais non. Ils étaient tapis là, bien au chaud, tous ces petits hérissons, ces boules de réactions qui piquent et qui font mal. Aux autres. Mal aux autres. Agresser au lieu d’aller piquer un sprint pour évacuer, ben tiens, c’est tellement plus facile. Dans les dents, tu l’as cherché. Ou pas. Admettons. Attraper un regard dans lequel la peine que l’on vient de causer côtoie l’incompréhension. Prendre le livre qu’on vous tend, et cacher vos larmes en faisant semblant de le feuilleter. Ravaler le tout pour mieux exploser encore, juste après. C’est ridicule. Pour rompre le sort, il faut finalement que, soudain, une autre vous prenne de force dans ses bras. Voilà. Libération. C’était si simple que ça ? Non, il fallait juste que cela vienne de quelqu’un d’autre et qu’on ne vous laisse pas le choix.

 

Car au fond, c’est peut-être ça, qui manque. Qu’un jour quelqu’un vous invite à basculer dans ses propres choix, et que vous vous éloigniez enfin des vôtres.

 

 

Quand le calme se réinstalle, on a envie de demander pardon. A ces autres qui comprennent tout et à qui l’on refuse tout. Le hérisson se met en boule et continue discrètement d’appuyer de temps en temps, là, au creux du corps. Pic. Pic. Pic. L’ignorer. Penser à la route, au fameux virage. Et si, et si… ?

 

 

Cuidate bien. Bien sûr. Merci. Pas de problème. De toute façon, je n’ai que ça à faire, non ? Personne d’autre à cuidar. A force de me regarder le nombril, je ne sais plus si les autres en ont un. Ils n’en ont pas l’air en tous cas. Comment font-ils ? Je vais vous avouer un secret : je suis entourée d’extraterrestres.

 

Le virage est pris depuis un petit moment déjà. La ligne droite s’ouvre, là, juste devant. C’est bien ça qui est flippant. Est-ce que c’était bien la bonne direction ? Pas le choix ; la voie est à sens unique.

 

Vous avez demandé le bonheur ? En voici les clés. On ne vous a pas dit ? Le mode d’emploi est en biélorusse oriental.

 

 

 

Vendredi 4 mai 2007

Souhaitez-moi bon courage, demain je rencontre une blogueuse.
Elle me semble un peu fêlée de la coucourde.
J'ai limite les j'tons.



Et en plus, il pleut.

Vendredi 9 mars 2007

Zou

Changement de décade ce week-end.
M'en vais faire mon Bénabar au bord de la mer pour fêter ça.
Soyez sages.

"A 5 dans la cuisine
Face à l'évier face à la mer
Week-end en Bretagne
C'est mon anniversaire
Où sont les assiettes? où sont les couverts?
Elles sentent pas un peu bizarre les praires?

Encore 2 bourriches d'huitres à ouvrir
Ce qui nous fait 72 bonnes raisons
D'avoir des points de suture
Les filles sont dans le salon
Parce qu'écailleur c'est masculin
Où sont les féministes
Quand il s'agit de s'ouvrir les mains?

Bon anniversaire petit trentenaire

Et le temps passe d'hier en demain
Ca me tragique ça me cruel
Mais j'y peux rien
Même les pompiers au regard si franc
Sur un calendrier n'ont rien de rassurant

Voilà c'est fait j'les ai soufflées
Ces putains de bougies
Je suis pas amer
J'ai juste les nerfs j'ai pas dormi
Comme vous avez tous annexé
Les jolies chambres d'amis
J'ai somnolé deux heures
Façon trappeur sur le tapis

C'est parti pour la balade sur la plage
Le sable dans les chaussures
Ca me gêne et ça me démange
J'ai mis 4 pulls pourtant j'ai froid en plus il bruine
Et j'ai mal au ventre c'est officiel
Les praires elles étaient pas cleans
On entame l'éternel foot tout bidon
Avec les poteaux de but en blousons
On va discuter le score
En crachant nos poumons
Et jurer de s'arrêter
De fumer pour de bon

J'ai besoin d'être seul
Je marche face à l'océan
Pour faire le point
Au contact des éléments
Mais tout ce que j'en conclus
Je dois pas être un poète
C'est que ça doit être chiant
Très chiant dêtre une mouette

Bon anniversaire petit trentenaire"

Bénabar



Et pour la photo, vous repasserez, je peux pas tout faire.  

Instants croisés


Maripositas : des instants croisés, comme autant de battements d'ailes. 

Les ailes de ces petits papillons, aussi fragiles et éphémères que ces instants de chance.
Photos volées au temps. Celles qui restent.

Aucune technique photographique.
Juste des hasards, juste des rencontres ; juste l'instinct qui me souffle, au creux de l'oreille :
vise, cadre, vite, et appuie.

Nota bene

 

Certaines photos de ce blog sont scannées, elles peuvent donc paraître un peu floues.


Merci !
Un très grand merci à S. Parpand qui a réalisé la bannière de ce blog.


Info :
Les photos présentées sur ce site ne sont pas libres de droits. Merci de ne pas les utiliser.


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