
Marrakech, Maroc
Mai 2008

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[Proverbe arabe] |

Vallée du Drâa
Maroc, Mai 2008
Croyez-le ou non, aucun artifice dans cette photo panoramique (cherchez pas, le format 16/9ème avait la côte, du côté de l'Atlas).
Juste, la chance et le jeu avec la buée de la vitre de la vieille Volvo.
Juste, l'envie de voir l'orage éclater, comme celui de ce soir à Toulouse.
Juste, l'envie de courir, de hurler, de vivre. D'approcher si près du bonheur sans craindre que les lumières ne finissent par se rallumer. Juste l'instant, la course, sans autre but que celui de
se heurter à l'inconnu.
Juste.

Quelque part dans le Haut-Atlas, Vallée du Drâa
Maroc, Mai 2008
Après Tazzarine, le temps se couvre. Etonnement : il faisait si chaud, tout à l'heure. Le vent fait vibrer les vitres ouvertes de la vieille Volvo. Peu avant de passer le Oued Taichoute, JP
craint que la poussière qui tourbillonne ne vienne encrasser le filtre à air ou je ne sais quel élément automobile. Arrêt intempestif dans un bled. Enfin, quand je dis un bled...
La pluie tambourine.
L'air chaud sent l'asphalte et la terre ocre mouillée.
Bien calés dans la bagnole, nous attendons quelques instants.
Dehors, la vie passe, la vie observe, la vie qui mêle poussière, sable et cris heureux de gamins surgis de nulle part.

Rome, Février 2008

Carcassonne, Mai 2008
Zanzibar, Tanzanie
Septembre 2007
Je file. Je vous laisse avec cette fillette.
Si tout va bien, elle devrait programmer quelques articles en mon absence.
Soyez sages.
Toulouse, Mars 2008
J'ai pas l'air, mais je suis là. Je vous lis. J'aime vos traces, toujours.
C'est juste qu'il y a des moments, dans l'existence, où la vie vous accapare. Suffit d'une trouée entre les nuages pour avoir envie de se laisser tomber. Alors plouf.
A tout de suite.

Zanzibar, Tanzanie
Septembre 2007
Il y a quelquefois des silhouettes qui se détachent de la surface du monde. Des silhouettes qui envahissent soudain l'écran de nos regards. Qui prennent toute leur dimension en un geste, un
sourire, un mot glissé au creux de l'oreille.
Ces silhouettes, nous ne connaissons d'elles que la part d'ombre ou de lumière qu'elles veulent bien laisser entrevoir. Mais elles sont là, massives ou discrètes, tout dépend de la couleur des
heures ; elles sont là, fidèles ou éphémères, aussi tangibles que la part d'envie que nous leur accordons.
