Instants croisés



Maripositas : des instants croisés, comme autant de battements d'ailes. 

Les ailes de ces petits papillons, aussi fragiles et éphémères que ces instants de chance.
Photos volées au temps. Celles qui restent.

Juste des hasards, juste des rencontres ;

Juste l'instinct qui me souffle, au creux de l'oreille : vise, cadre, vite, et appuie.

Nota bene


Certaines photos de ce blog sont scannées, elles peuvent donc paraître un peu floues.



On remarquera par ailleurs que les photos sont signées "Morena", et les articles "Aude".

C'est bien moi...

Cherchez pas le pourquoi du comment, ce serait trop long à explicationner !

(Nan, je ne souffre pas d'un dédoublement de la personnalité... Enfin, je ne crois pas...)




Merci !
Un très grand merci à S. Parpand qui a réalisé la bannière de ce blog.




Info :
Les photos présentées sur ce site ne sont pas libres de droits.

Merci de ne pas les utiliser.



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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 08:11



Bruxelles, Octobre 2008


Dédicace à la fabuleuse idée et série de Locus Solus

Par Aude - Publié dans : Belgique, Pays-Bas
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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /2008 23:33



Madrid, un dimanche matin
Décembre 2007

Par Aude - Publié dans : Espagne
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 22:40



Bruxelles, quartier Schuman
Octobre 2008



C'est face à la Commission européenne, et devant le Conseil des Ministres, que j'ai croisé Inukshuk. L'homme debout. Je l'ai interpellé et lui ai poliment demandé s'il escomptait trouver la toundra derrière ces édifices, mais sans m'accorder un regard, il a continué sa marche souple et minutieuse, faisant crisser ses peurs sous la plante nue de ses pieds.


Je l'ai regardé s'éloigner.
Le temps a fait un bond : soudain, j'étais super charrette à ma réunion.

Par Aude - Publié dans : Belgique, Pays-Bas
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 21:39




Jambiani, Zanzibar

Tanzanie, Septembre 2007




"Oreste: Viens, nous allons partir et nous marcherons à pas lourds, courbés sous notre précieux fardeau. Tu me donneras la main et nous irons...

- Électre: Où ?
- Oreste: Je ne sais pas ; vers nous-mêmes."


(Jean-Paul Sartre,  Les mouches)

Par Aude - Publié dans : Tanzanie
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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /2008 10:46



Toulouse
Novembre 2007


Par Aude - Publié dans : Urbi et... urbi
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /2008 14:14
L'Atelier de Baignes, c'est une grande maison perdue dans la campagne. Nichée au creux d'un petit village où l'on dénombre plus de vaches que d'habitants, et où il n'y a même pas d'église, n'en déplaise à Nico.
C'est donc pas très évident d'aller à la messe le dimanche matin, mais rassurez-vous, devant L'Atelier de Baignes, il y a une cabine téléphonique qui permet d'appeler Dieu en direct.
La liaison est bonne, si l'on occulte les aboiements affectueux mais ô combien perce-tympans de Black et Tina, deux monstres baveux, dégoulinants de poils, de gentillesse et de gratitude.

A Baignes, on y arrive par un virage limité à 30 km/h. On croise d'abord quelques nains de jardin et des décos kitsch de Noël qui restent exposées toute l'année aux fenêtres de Josette. Ou de Raymonde. J'connais pas son prénom mais on s'en contrecire les platines arrières. Josette, elle est kitsch, mais elle assume. Alors on ne l'emmernuie pas, Josette.

On longe ensuite, juste en face de la Mairie, une mare. Bon, certains l'appellent le Lac. Mais sans présomption, et c'est ça qui est bien. On y croise des poules d'eau, des nénuphars, et même que certains soirs de pleine lune on y entend rire les canards. Les conseillers municipaux, lorsqu'ils reviennent de leur réunion hebdomadaire du lundi soir, prennent garde de se munir d'une lampe-torche pour éclairer le chemin et faire fuir les plumes de ces volatiles suspects.

Juste en face des forges (des vraies, messieurs-dames, même que le Maître des Forges existe toujours), et au pied de la cabine téléphonique, il y a un portail. Fermé à coups de tendeurs vieillis par la pluie, histoire de dissuader les inopportuns. Ca fout les j'tons.

Une allée s'étire au milieu d'une étendue d'herbe toujours précautionneusement tondue (mmfff) et d'arbres magnifiques dont je tairai le nom, parce que d'une, je les connais pas, et de deux, je risquerais d'en oublier, alors bon, si c'est pour me prendre un tir de JP, hein, vous comprendrez, j'évite. Des arbres dont les branches dévoilent trop peu, l'été, la perspective magique de la vieille baraque, mais c'est pour mieux préserver votre petit coeur. Car lorsque ladite baraque daigne se montrer à votre vue, ben c'est forcément un coup au coeur que vous ressentez.

Si non, alors vous me ferez le plaisir de déguerpir séance tenante, merci au revoir.

Non mais je vous le demande, peut-on rester indifférent à ça ?


(dessin: Elias)

Hein ?

Non mais c'est vrai quoi.

Baignes, c'est ça : un mot passé dans le langage courant (Valère et Ben pourront en témoigner) pour signifier...
Pour signifier pas moins que plénitude, bonheur de jeter ses valises en vrac dans l'entrée.
Des bras qui se referment sur vous, des bras que vous ne voudriez jamais quitter, et une pique de la part de JP en guise de bienvenue, pique bien vite ponctuée par une bise qui claque, qui claque avec une sincérité qui résonne dans tout le bled. A tel point que le voisin Nanard en a les oreilles toutes ébouriffées et qu'il lui faut bien trois allers-retours à poil dans le village pour s'en remettre.

L'arrivée à Baignes est toujours la même : sans prendre le temps de boire un café, histoire de se remettre des heures de route, on balance barda et vie quotidienne, on attaque les escaliers et on part faire le tour de la boutique. Qui qu'a rajouté un tableau, là ? Bon, la salle de bains en noir et blanc, z'y touchez pas, hein ? Tiens, t'as changé les rideaux ici ? Remarque, ça pouvait pas être pire. Mais elle est fabuleuse, cette vieille bouilloire !! Les bouquins que j'ai triés sont toujours au grenier ? Bien. Et ce bureau ? Rouge sombre, meubles en bois foncé, parquet, bibliothèque, lumières tamisées ? J'adore. Beau boulot. On peut larver sur le Récamier pendant que vous bossez ? Voui ? Lancer un 33 tours de Reggiani, aussi ?

Bien.

Je signe.

J'approuve.

Le bonheur peut commencer.


Baignes, c'est du bordel organisé qui chamboule tout et qui fait rien qu'à vous tripatouiller les coins de l'âme.

Baignes, c'est ça :


Baignes, c'est du contre-courant qui se cale avec vos convictions intimes. C'est de la gueule d'atmosphère en barre. C'est un coin que l'on aimerait arpenter plus souvent en automne, à l'heure où les feuilles tapissent nos émotions de couleurs calmement orangées.

Et c'est aussi des greniers qui recèlent des trésors insoupçonnés :



Baignes, c'est tout un tas d'autres trucs qui vous font oublier jusqu'aux pires des instants de votre vie d'adulte, vous savez, celle qui déborde de responsabilités. A Baignes, vous êtes comme hors du temps, dans un cocon doré qui fait grincer les lattes du plancher. Baignes, c'est des apéros sous la tonnelle l'été, dans le jardin illuminé, c'est des apéros au MacVin au creux de la cheminée l'hiver. En fond, il y a toujours Mozart qui vient vous chatouiller les oreilles. Ou Reggiani ou Roxy Music, c'est selon. Selon les 33 tours que vous avez su dénicher dans les recoins cachés de l'étage.

Baignes, c'est des heures de lecture l'été sur un transat dans le jardin, c'est les châtaignes à éplucher en compagnie d'une P'tite soeur d'amour (que si vous y touchez, je vous catapulte loin dans vos enfers les plus terribles), dans la vieille cuisine dont les étagères débordent de boîtes, de sachets de thés, d'épices, de bocaux et de cuillères en bois enchevêtrés, objets récoltés au fil des années et qui font fi des courants d'air.

Baignes, c'est des crêpes qui volent au dessus du poêle, c'est des fondues dans le salon fraîchement repeint, c'est des barbecue avec les chiens qui tournent autour des saucisses, c'est des siestes sur le Récamier bordeaux, c'est des heures de parlottes et de discussions animées autour des assiettes qui refroidissent. C'est la décompression, c'est la chaleur d'un foyer, les draps en flanelle dans le lit qui grince, les araignées qu'il faut chasser, la lumière de l'après-midi filtrée par les volets fermés et qui dessine de jolies figures géométriques sur les oreillers, les petits déj' dans la nouvelle cuisine blanche et bleutée, avec comme vue le jardin embrumé. C'est les lumières du sapin qui clignotent, c'est l'appel de l'été qui souffle, c'est le bonheur d'être vivant, tout simplement.

Baignes, c'est un joyeux bordel où les gens viennent, se posent, vivent, sourient et soupirent, repartent, ... et reviennent, toujours.

Et puis accessoirement, Baignes, c'est aussi un concentré d'artistes, c'est aussi un Atelier (en construction, mais qui mérite d'être soutenu) : et c'est ici qu'il faut cliquer.

Par Aude - Publié dans : Campagne
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Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /2008 10:48


Madrid
Décembre 2007


Par Aude - Publié dans : Urbi et... urbi
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /2008 21:03



Toulouse, automne 2008




Bois :
Les bois font rêver.
Sont propres à composer des vers.
A l'automne, quand on se promène, on doit dire "de la dépouille de nos bois, etc." (*)


(Flaubert, Le Dictionnaire des idées reçues.)



(*) De la dépouille de nos bois
L'automne avait jonché la terre ;
Et sur la branche solitaire
Le rossignol était sans voix [...]

Charles Millevoye.




Par Aude - Publié dans : Miscelaneas
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /2008 22:58



Paris, du côté de Belleville
Septembre 2008



Les mots qui courent, les mots d'amour, les mots toujours. Les mots d'un roman, les mots d'un moment, les mots qui soulèvent l'instant, qui réclament le présent. Les mots qui souffrent, les mots qui s'envolent, les mots qui s'actionnent, les mots qui se conjugent au gré des espérances et des résonnances ; les mots qui transpirent, les mots qui soupirent, qui résonnent, qui papillonnent ; les mots qui soufflent, qui époussètent les émotions d'un jour, les mots qui roulent, les mots qui roucoulent, conjurant le côté métallique de ces conversations téléphoniques. Les mots des courriers qui viennent animer votre boîte aux lettres, à l'ancienne avec le plaisir non dissimulé de pouvoir déchiqueter délicatement l'enveloppe ; les mots qui balbutient, qui agrémentent les envies. Les mots qui courent, qui vous caressent l'épine dorsale et vous font devenir vestale. Les mots qui vous font trembler, qui vous font pleurer et espérer, les mots qui vous font courber l'échine enfin, et qui vous font vous perdre dans les méandres exaltés de la vie telle que vous l'imaginez, de la vie telle que finalement vous la vivez sans trop y croire.


Par Aude - Publié dans : Ailleurs en France et en Europe
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