
Alquezar, Aragon
Août 2007
"Il ressentit une grande ivresse : comme s'il venait de se jeter par la fenêtre. C'était un homme qui avait un certain esprit
pratique : puisqu'il était là, dans les airs, il décida qu'il pouvait aussi bien essayer de voler."
(Alessandro Baricco, Océan Mer)

Et puis cette lumière rose qui éclabousse les murs même la nuit, ça me renverse le bulbe du cerveau à chaque fois en m'émoustillant les papilles du bonheur et de
l'émotion.
Je vous ai dit que j'aimais cette ville ?

Toulouse, février 2007
Le premier qui me sort qu'il y a des Inferi au fond du Canal du Midi, je lui balance une Corne d'Eruptif dans la figure. Que ce soit clair.

Amsterdam
Janvier 2007
Encore le temps d'appuyer sur pause. Ou bien ?

Madrid, décembre 2007
"Roule, grande boule, fourmilière de consciences, terre, roule, teintée d'aurore, chapée de crépuscule, d'aplomb
sous les soleils, nocturne,
roule dans l'espace abstrait, dans la nuit à peine éclairée,
roule... "
(Fernando Pessoa, Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes)
Faites chauffer les moteurs, chaussez votre casque
et roulez jusqu'en 2008, les gens !

Amsterdam, Janvier 2007
"Une manière commode de faire la connaissance d'une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y
meurt."
(Albert Camus, La peste)

Madrid, décembre 2007
Zou, Joyeux Noël à tous.
Zanzibar Town, Tanzanie
Septembre 2007
Un contre-jour et un noir et blanc.
Tout petit, problème d'interface oblige.
Juste une dédicace.
Pour que chacun y lise ce qu'il y souhaite. Voyage, rêve, mots en vrac. Instant. Croisé.
Juste pour vous remercier, chacun d'entre vous, qui venez ici, laissez un message, ou pas, vous les fidèles, vous les nouveaux, vous à qui je n'ai pas le temps de répondre individuellement ici,
mais vous que je lis, vous dont chaque trace me touche, surtout en ce moment, vous que je viens voir tout de même, vous qui.
Vous qui faites vivre ce blog.
Ce.
Blog.
Ce ?
Décembre 2007
"Quand nous avions passé le porche, les rues sommeillaient encore dans la brume et la rosée nocturne. Les réverbères des Ramblas dessinaient en tremblotant une avenue noyée de buée, le temps que
la ville s’éveille et quitte son masque d’aquarelle.
En arrivant dans la rue Arco del Teatro, nous nous aventurâmes dans la direction du Raval, sous l’arcade qui précédait une voûte de brouillard bleu. Je suivis mon père sur ce chemin étroit, plus
cicatrice que rue, jusqu’à ce que le rayonnement des Ramblas disparaisse derrière nous. La clarté du petit jour s’infiltrait entre les balcons et les corniches en touches délicates de lumière
oblique, sans parvenir jusqu’au sol.
Mon père s’arrêta devant un portail en bois sculpté, noirci par le temps et l’humidité. Devant nous se dressait ce qui me parut être le squelette abandonné d’un hôtel particulier, ou d’un musée
d’échos et d’ombres.
- Daniel, ce que tu vas voir aujourd’hui, tu ne dois en parler à personne."
(Carlos Ruiz Zafon, L’ombre du vent)
