
Gorges de Samaria, Crète
Août 2006
"C'est une chose bien étrange que les pensées. Elles ne sont souvent rien de plus que des accidents qui disparaissent sans laisser de traces, elles ont leurs temps morts et leurs saisons florissantes. On peut faire une découverte géniale et la voir néanmoins se faner lentement dans vos mains, telle une fleur. La forme en demeure, mais elle n'a plus ni couleur, ni parfum. C'est-à-dire que l'on a beau s'en souvenir mot pour mot, que sa valeur logique peut bien être intacte, elle ne rôde plus qu'à la surface de notre être, au hasard, et sans nous enrichir. Jusqu'à ce que revienne soudain - quelques années plus tard peut-être - un moment où nous prenons conscience que dans l'intervalle, même si notre logique a paru en tenir compte, nous avons complètement négligé sa présence."
(Robert Musil, Les désarrois de l'élève Törless)
Commentaires
Moi ça me fait penser à des fibres de bois fendu (faut dire que j'ai rentré quelques stères le week-end dernier aussi !).
De l'autre coté de la terre... C'est vrai, c'est bientôt le printemps pour les Porteños...
Bises !
Serviteur Madame ;)
En plus, on sent vraiment une progression entre les (très belles) premières photos que tu as postées sur ce blog et les dernières, de plus en plus magnifiques. J'exige une expo et un livre. Il faut que ton regard soit découvert par encore plus de monde, il le mérite.
Principessa, suis d'accord avec toi !!! :-)
mais c'est marrant comment toutes tes photos sont empreintes du temps qui passe .... une angoisse peut etre ? :)
Bisous
Merci beaucoup !!!
PS pour Solal : je te demande si t'es angoissé, toi ? :)))
La littéraire que je suis se régale EN PLUS des extraits d'oeuvres que tu mets, toujours intéressants...comme celui ci par ex
Alors, si en plus (comme toujours d'ailleurs), la photo est magique...
Coucou !!!
Je te remercie d'etre passée sur mon blog!
C'est vrai que si détaillés, les insectes peuvent paraitre inquiétants!! Mais j'ai aussi une catégorie fleurs !!!
Et j'ai plein de maripositas bien sur !!
@ Len : ce sont les sillons laissés par toutes les pensées qui se sont échappées avant qu'on ait eu le temps de les concevoir.
