
Rome, Février 2007
Allez-y, pouvez critiquer à fond, je ne l'aime pas cette photo.
Je promets d'en rapporter des plus mieux bien de mes escapades actuelles.
Maripositas : des instants croisés, comme autant de battements d'ailes.
Les ailes de ces petits papillons, aussi fragiles et éphémères que ces instants de chance.
Photos volées au temps. Celles qui restent.
Juste des hasards, juste des rencontres ;
Juste l'instinct qui me souffle, au creux de l'oreille : vise, cadre, vite, et appuie.
On remarquera par ailleurs que les photos sont signées "Morena", et les articles "Aude".
C'est bien moi...
Cherchez pas le pourquoi du comment, ce serait trop long à explicationner !
(Nan, je ne souffre pas d'un dédoublement de la personnalité... Enfin, je ne crois pas...)
Merci !
Un très grand merci à S. Parpand qui a réalisé la bannière de ce blog.
Info :
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Merci de ne pas les utiliser.
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Genova, Italie
Août 2005
A quoi pensent les Gênois lorsque le soleil matinal étend doucement ses tentacules à travers les ruelles de la vieille ville ? Au goût du cappucino, au programme de la journée ou, tout simplement, au plaisir de partager un moment paisible, à deux.
Bécherel, Ille et Vilaine
Février 2003
Bretagne, Bécherel, cité du livre. Dans ce petit bled, pléthore de librairires & bouquineries ouvertes le dimanche, pour mon plus grand bonheur. C'est généralement les bras chargés de
livres que je débarque dans cet estaminet, où il fait bon feuilleter les derniers achats au creux de la cheminée. Et pour peu qu'un habitué du lieu décide de se mettre au piano, c'est l'extase. A
quand le prochain vin chaud à Bécherel ?

Rennes, septembre 2006

Alquézar, Aragón
Espagne, août 2007
"Courte est la journée,
Courts sont tous les jours.
Courte encore est
l'heure.
Mais l'instant s'allonge
Qui a profondeur."
(Eugène Guillevic, Sphère)

Ainsa, Aragon, 2007
"La vie est une affaire sérieuse, à cause de sa futilité."
(Romain Gary, Gros-Câlin)

Coco Beach, Dar Es Salaam
Tanzanie, Septembre 2007
"J'entends la nuit ton coeur battre à ma porte
J'entends les cris de nos étreintes mortes
J'étais pour toi étrange et singulière
Le rêve en toi de la belle étrangère
La porte cogne je ne l'ouvrirai pas
Mon coeur ne sonne que pour la vie qui va
Je n'aime plus au plus profond de moi
L'amour perdu s'est perdu avec toi
Sûr que ce dos au mur
Quand le mot fin s'écrit
Sur un amour qui tourne court
Qui bat de l'aile
Qui dégringole
Tout comme tombent les idoles
Dure, sous le ciel bleu d'azur
Qu'on voudrait peindre en gris
Drapée de brume, l'amertume
Qui nous déchire
Qui nous dévore
D'un coeur qui bat
Qui bat trop fort"
(Catherine Lara, Le dos au mur)

Paris, mars 2008
"La respiration difficile, elle le précéda dans le salon. Un sourire immobile posé sur ses lèvres, elle lui indiqua un fauteuil, s'assit à son tour, tendit le bas de sa robe, attendit. Pourquoi
ne lui parlait-il pas ? Lui avait-elle déplu ? Il restait peut-être de la poudre. Elle passa sa main sur son nez, se sentie dépourvue de charme. Parler ? Sa voix serait enrouée, et s'éclaircir la
gorge ferait un bruit affreux. Elle ne se doutait pas qu'il était en train d'adorer sa gaucherie et qu'il gardait le silence pour la faire durer.
Lèvres tremblantes, elle lui proposa une tasse de thé. Il accepta avec impassibilité. Guindée, les joues enflammées, elle versa du thé sur le guéridon, dans les soucoupes, et même dans les
tasses, demanda pardon, tendit ensuite d'une main le petit pot à lait et de l'autre les rondelles de citron. Laine ou coton ? demanda-t-elle. Il eut un rire, et elle osa le regarder. Il eut un
sourire, et elle lui tendit les mains. Il les prit, et il plia le genou devant elle. Inspirée, elle plia le genou devant lui, et si noblement qu'elle renversa la théière, les tasses, le pot à
lait et toutes les rondelles de citron. Agenouillés, ils étaient ridicules, ils étaient fiers et beaux, et vivre était sublime."
(Albert Cohen, Belle du Seigneur)
Rome, Italie
Février 2008
"La morale est une convention privée ;
la décence est affaire publique ;
toute licence trop visible m'a toujours fait l'effet d'un étalage de mauvais aloi."
(Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien)