Le Caire, Egypte
Juillet 2003
Une explosion de couleurs, d'odeurs, d'agitation, de fourmillement, de vie, de
survie (oui, oui, de survie : essayez de traverser une rue au Caire); bref, une bousculade de sensations plus enivrantes les unes que les autres.
(photo argentique scannée)
Le Caire, Egypte
Juillet 2003
Aujourd'hui, hommage à l'une des chansons de Bénabar découverte ce week-end : "Les épices du souk du Caire" (sur son dernier album "Reprise des négociations").
"Qu'elles soient en
couleur ou bien en noir et blanc, on fait tous, quelle horreur ! les mêmes photos tout l'temps (...)
Des images inutiles sur toutes les vieilles pierres, le Mont-Saint-Michel, et les épices du souk du Caire..."
Heureusement qu'ici, il ne s'agit pas des souks...
Tunis, Mai 2006
La journée promettait d'être orageuse. En fin d'après-midi, en plein coeur de la Medina, la pluie, soudain, se met à tambouriner. Une pluie drue, ardente, qui fait fuir les passants. Eclats de
rire, éclats des sandales sur les pavés ruisselants. Du rire au coin des yeux lorsqu'on se croise. Les touristes, déjà rares, s'étaient volatilisés.
J'ai continué à me perdre dans le dédale de la vieille ville.
Et puis à l'angle de deux ruelles, ce personnage qui discourait comme si de rien n'était, étranger à toute cette agitation, bien à l'abri derrière son parapluie. N'empêche qu'il a repéré que
j'avais appuyé sur la gâchette : vif comme l'éclair, il s'est levé et m'a fait tout un numéro, moitié riant, moitié jouant la comédie devant ses potes hilares, homme en colère peu crédible
tentant d'impressionner une minette occidentale. Je n'ai évidemment rien capté à son discours prononcé en arabe, toujours est-il que je lui ai lancé mon plus beau regard de Bambi, ai souri,
bredouillé quelques mots, m'excusant platement d'avoir troublé sa tranquillité.
Je lui ai tendu la main. Il s'est arrêté de gesticuler, m'a regardé un instant en silence, tandis que la pluie battait la mesure, égrenant le suspens avant la sentence finale. Il m'observait.
Enfin, avec un éclat de rire, il m'a fait signe de filer. J'ai mimé un salut et me suis éclipsée, sous le regard amusé des gens qui avaient assisté à la scène.
Tunisie, Sud de Tunis
Mai 2006
Sidi Bou Saïd, Tunisie
Mai 2006
Balade dans les ruelles étroites d'une petite ville en équilibre au-dessus de la mer. Dans le silence blanc et bleu, soudain des pas qui résonnent, un regard qui
s'enfuit, un sourire qui se replie.
Bordj Cedria, Tunisie
Mai 2006
"Que ses regards posés
N'arrêtent pas les couleurs."
(Guillevic, Sphère)
Tunisie
Mai 2006
Sept heures du matin.
La lumière est déjà épaisse sans être assomante. La mer a ces reflets scintillants que l'on aime à fixer jusqu'à l'éblouissement. Le silence tangue doucement, à peine bousculé par les pêcheurs
qui s'interpellent, de temps à autre, d'une barque à l'autre.
Sidi Bou Saïd, Tunisie
Mai 2006
"Franchir la porte, c'est tout un monde, mais, en fait, il suffit de faire un pas."
(Jean Anouilh, La valse de Toréadors)
Par Aude
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Tunisie, mai 2006
"Ça m'est égal d'être laide ou belle. Il faut seulement que je plaise aux gens qui m'intéressent".
(Boris Vian, L'herbe rouge)