
Toulouse, 2008
Z’avez pas vu Mirza ?

Miroir d'eau, Bordeaux
"Quel est le mur invisible qui maintient ce peuple , quel est l'amour secret qui unit ces êtres, quel est le nom qui les défend et les protège
? Donnez-moi ce nom, ne serait-ce qu'une fois, pour que je ne l'oublie pas, moi qui suis dans la fuite... Devant cette terre plate, mélangée d'eau, sous ce ciel aux nuages bas, dans la chaleur
épaisse qui descend du soleil, ou bien au milieu de la fourmilière terrible de cette ville géante, c'est toujours la même interrogation qui revient. Et cette interrogation que la vie agressive
avait masquée, ici devient claire. Comme du haut d'un phare, on voit le spectacle, au dessein gravé, l'étonnant destin des hommes qui les groupe et les attache. On est là soi-même, un point parmi
les autres points, sans nécessité ni recours, prisonnier de sa langue et de sa race, prisonnier de son temps, et pourtant, au même moment, on est au-delà de toute expression, indéfiniment LIBRE
!"
(J.M.G. Le Clézio, Le livre des fuites)

Paris, mars 2008
"La respiration difficile, elle le précéda dans le salon. Un sourire immobile posé sur ses lèvres, elle lui indiqua un fauteuil, s'assit à son tour, tendit le bas de sa robe, attendit. Pourquoi
ne lui parlait-il pas ? Lui avait-elle déplu ? Il restait peut-être de la poudre. Elle passa sa main sur son nez, se sentie dépourvue de charme. Parler ? Sa voix serait enrouée, et s'éclaircir la
gorge ferait un bruit affreux. Elle ne se doutait pas qu'il était en train d'adorer sa gaucherie et qu'il gardait le silence pour la faire durer.
Lèvres tremblantes, elle lui proposa une tasse de thé. Il accepta avec impassibilité. Guindée, les joues enflammées, elle versa du thé sur le guéridon, dans les soucoupes, et même dans les
tasses, demanda pardon, tendit ensuite d'une main le petit pot à lait et de l'autre les rondelles de citron. Laine ou coton ? demanda-t-elle. Il eut un rire, et elle osa le regarder. Il eut un
sourire, et elle lui tendit les mains. Il les prit, et il plia le genou devant elle. Inspirée, elle plia le genou devant lui, et si noblement qu'elle renversa la théière, les tasses, le pot à
lait et toutes les rondelles de citron. Agenouillés, ils étaient ridicules, ils étaient fiers et beaux, et vivre était sublime."
(Albert Cohen, Belle du Seigneur)
Bon. Je tourne le dos 5 minutes, et Marie-Laetitia me tague.
Taguer, définition : se plier à la bonne volonté du lecteur qui fait tourner une chaîne sur la longue route des blogs de France, de Navarre
et d’ailleurs, et écrire un article correspondant au bon vouloir dudit lecteur.
Le jeu du jour : dévoiler cinq choses insignifiantes sur soi. C'est parti :

5. Et enfin, aujourd’hui, 10 mars, c’est mon anniversaire
Voui, comme je vous le dis, c’est vraiment pas une blague.
Alors si vous voulez me faire plaisir, et si ça vous tente, vous pouvez aller voter pour moi sur le site du festival de Romans, en cliquant sur le logo rose qui clignote dans la colonne de
droite.
Merci…

Madrid, décembre 2007
Bon, et ben vous m'esscuserez, mais là, je file.
Voui.
Non parce qu'à trop tirer sur la corde, et bien on risque de casser la corde.
Et là, c'est juste un fil qui me maintient à niveau.
E-pui-sée.
Comment ça, vous vous en cognez de ma vie ? Veux pas l'savoir.
Donc. A moi les fettucine all'amatriciana ! Et les supplì ! Et les olive ascolane ! Et les musées ! Et le spectacle à ciel ouvert ! Et les ruelles paumées ! Le Trastevere, le Testaccio !
Week-end à Rome (...)
L'gris m'empoisonne, week-end à Rome
Pour la douceur de vivre, et pour le fun
Puisqu'on est jeunes, week-end rital
Retrouver le sourire, j'préfère te dire
J'ai failli perdre mon sang froid
Humm, j'ai failli perdre mon sang froid
(Etienne Daho)
Bon, le souci, c'est que j'ai oublié tous mes rudiments d'italien.
Bah, on parlera avec les mains !
